La flore du Périgord est riche et abondante et elle nous prépare des belles surprises. Dans ce blog vous trouverez des portraits d'une centaine de plantes et fleurs sauvages d'ici. Au fil des saisons des nouvelles espèces sont ajoutées.

Corine est botaniste et photographe et elle vous proposera des Balades Botaniques guidées et autres activités autour de la flore sauvage, la végétation et la nature en Périgord.
Pour en savoir plus regardez "Les Balades" et le "Calendrier" à droite de ce page.


A bientôt !



13 février 2018

Ortie


Les Orties (Urtica dioica) sont des plantes solides. Elles ont continué à pousser pendant tout l'hiver et maintenant elles ont l'air un peu froissées par la pluie, la neige et le givre, mais pas plus que ça.




L'Ortie aime l'azote, pour cette raison on la trouve presque partout ou les humains ont altére le sol et aussi dans des endroits où il y a un apport naturel de cette matière. Des terrains vagues, des tas de compost ou fumier abandonnés, après la défriche, les jardins, au bord de la rivière...




Elles sont piquantes, mais quand-même esthétique avec une petite bordure de givre.




L'Ortie est dioique, cela veut dire que les fleurs femelles et mâles ne poussent pas sur la même plante. Ici une plante avec des fleurs femelles déjà en fruit. Les graines ont une longue durée de vie dans le sol, ce qui aide à comprendre la résilience de l'Ortie.



Un papillon, la Petite tortue (Aglais urticae), dépose ses oeufs de préférence sur les Orties. Une masse de petites chenilles se nourrit des feuilles et des fleurs.




Qui nous regarde ici? Il donne l'air d'être à l'affût, mais il est végétarien...



10 février 2018

Rosettes


Après un mois de janvier assez doux, les rosettes des orchidées se developpent bien. Les orchidées d'ici hivernent dans le sol, avec un rhizome ou des tubercules. Chez beaucoup d'espèces les premières feuilles apparaissent longtemps avant les fleurs, à la fin d'hiver. Souvent, la plupart de ces feuilles a déjà disparu à la floraison.



Au pied d'un chêne au bord d'une petite route cette rosette se présente bien. Elle est bien grande et elle appartient à un Ophrys mouche (Orchis insectifera), une orchidée assez commune sur sol calcaire en Périgord.




Au mois de mai, quand il est en fleur, il est plus difficile de trouver l'Ophrys mouche parmi les autres plantes, ses petites fleurs noires  sont assez discrets. Et oui, en fait, elles ressemblent des mouches, ailes et antennes incluses.





Dans cette pelouse rase et pauvre poussent beaucoup d'orchidées. Ici les rosettes des deux espèces les plus communes. Les trois rosettes à feuilles grisâtres et un peu rondes donneront fin mars les hampes florales de l'Ophrys occidental (Ophrys occidentalis). La rosette aux feuilles allongées en gouttière est d'un Orchis bouffon (Anacamptis morio), qui commence à fleurir deux semaines plus tard.




L'Ophrys occidental atteint  entre un et deux décimètres de hauteur. Ce pied, au début de la floraison, est encore petit.




Un Orchis bouffon juste avant le début de la  floraison.




26 janvier 2018

Shérardie des champs


Dans ce champ de culture on trouve déjà beaucoup de petites plantes sauvages. Ces petits coussins verts de tiges carrées avec des feuilles verticillées sont clairement de la famille des Rubiacées. Elles sont un peu rugueuses au toucher et chaque feuille se termine par un petit mucron.



C'est la Shérardie des champs (Sherardia arvensis) qui fleurit surtout au printemps, même si on peut trouver aussi des fleurs plus tard dans l'année.





Janvier, c'est vraiment trop précoce. Quand-même, hier, quelques petites fleurs lilas se montraient. Ce mois de janvier a été extrèmement doux avec des températures bien au-dessus de la normale de la saison.



Une plante en pleine floraison au mois de mai.




23 janvier 2018

Perce-neige


Il pleut il pleut il pleut, la terre est gorgée d'eau, le ruisseau déborde, et les Perce-neige (Galanthus nivalis) continuent à fleurir comme si c'était tout à fait normal de flotter dans l'eau.




En fait, peut-être il n'y a rien d'anormal, ce petit ruisseau déborde presque toutes les années et les Perce-neige continuent à floriférer.








16 janvier 2018

Cétérach officinal


Une vieille ferme abandonnée depuis des dizaines d'années est en train de tomber en ruine. Parmi les débris poussent maintenant les fougères, comme ici le Cétérach officinal (Asplenium ceterach).







C'est une petite fougère avec des feuilles assez épaisses qui gardent leur couleur vert sombre en hiver.





Des vieux murs, il y a partout. Ceux qui sont très vieux, délapidés et couverts de mousses et lierre font l'habitat préféré du Cétérach officinal.





Au début de printemps il commence à dérouler ses nouvelles frondes d'un vert beaucoup plus clair. On voit également que le dessous des frondes est couvert d'une sorte de duvet brun. Ce sont les sporanges, qui couvrent toute la surface. Quand le temps est sec, les frondes s'enroulent latéralement et on ne voit que le dessous.



Voilà les nouvelles feuilles!



30 décembre 2017

Hêtre


Les Hêtres (Fagus sylvaticus) ne sont pas très commun en Dordogne. Dans le temps, il y en avait, mais ils ont quasiment disparus.  Mais ça et là on les trouve encore, dans un petit vallon ombragée et humide, ou comme ici, sur une pente sur la rive gauche de la Dordogne. Le soleil ne vient ici que rarement.



Beaucoup d'arbres sont tombés. La forêt n'est plus entretenue, l'accès avec les machines forestières est impossible dans ce bois sur une pente de parfois 45°, et le prix du bois ne justifie pas l'abattage et debardage. Les arbres meurent d'une mort naturelle.





Un tronc mort, probablement d'un Tilleul, est tombé dans la rivière, et les feuilles de Hêtre sont tombées dessus. En Dordogne les Hêtres poussent en général ensemble avec des autres feuillus comme le Chêne, le Charme, le Châtaignier ou plus rarement le Tilleul. 







Les Hêtres sont des arbres majestueux avec des couleurs d'automne spectaculaires. Les feuilles bronzes ou cuivrées restent jusqu'au décembre sur les branches.



Tous les grands arbres commencent petit.




26 novembre 2017

Aspérule à l'esquinancie


Un brouillard givrant a donné une couche de blanc à toutes les plantes. Aussi à l'Aspérule à l'esquinancie (Asperula cynanchica). Elle est une petite plante des pelouses calcaires et endroits rocailleux, qui fleurit dès la fin de l'été jusqu'en hiver. Elle aime la chaleur mais supporte bien les premières gelées.



On ne peut pas dire qu'elle est une plante remarquable. Disons qu'elle est un peu grisâtre, les tiges fines et les feuilles étroites sont d'un vert grisâtre, même les fleurs blanc-rosé sont un peu grisâtres. Des feuilles il n'y a pas beaucoup, la plupart de la photosynthèse se joue dans les tiges.



Comme chez presque toutes les plantes de la famille des Rubiacées les fleurs font un croix formé par les quatre lobes de la corolle, et après la floraison il y aura deux petits fruits ronds par fleur.



Il faut la regarder de près pour voir sa beauté...



... même en hiver.